Le cycle de quatre ans du bitcoin sous pression

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Bitvavo5 oct. 2026

Selon le cycle « classique » de quatre ans, le bitcoin devrait atteindre son plus bas niveau à peu près en ce moment. Le marché semble toutefois ne pas tenir compte de ce scénario. Au contraire, de plus en plus de signes laissent présager un nouveau marché haussier. Les développeurs américains de projets cryptographiques bénéficient d’ailleurs du soutien de leur principal organisme de surveillance. Nous y reviendrons plus en détail dans cette édition de Market News.

Dernières infos sur le marché

La clôture mensuelle de septembre a donné au marché du bitcoin un indice supplémentaire indiquant que nous sommes aux tout débuts d’un nouveau marché haussier. Le cours a progressé de 9 %, passant de 67 600 € à 73 800 €, et a terminé, pour la première fois depuis octobre 2025, bien au-dessus de sa moyenne sur 12 mois.

Sous la surface également, on observe des signes de vigueur. L’indicateur de momentum RSI est passé le mois dernier de moins de 50 à plus de 50, et s’y est maintenu ce mois-ci. De même, la série de trois mois consécutifs de hausse correspond davantage à un marché haussier qu’à un marché baissier.

Le mythe du cycle quadriennal d’une précision métronomique est fortement remis en cause. La variante la plus extrême table sur des marchés haussiers d’exactement 1 064 jours et des marchés baissiers de 364 jours. Dans ce cas, le creux devrait être atteint aujourd’hui, le 5 octobre. La version moins précise est elle aussi mise à rude épreuve. Il faudrait que beaucoup de choses se passent pour que le cours passe encore sous la barre des 50 000 € en octobre. Ce n’est pas exclu, mais ce n’est certainement pas le scénario de base.

En dehors du marché des cryptomonnaies, le doute et l‘inquiétude règnent. La guerre en Iran, les prix de l‘énergie, l‘inflation, les rendements obligataires et le risque de formation d‘une bulle spéculative sur les actions liées à l‘IA suscitent des interrogations. Un retour de la confiance et du calme est-il envisageable ? Si tel est le cas, un obstacle majeur se dissipera, y compris pour le marché des cryptomonnaies.

On en parle

SEC : « La construction peut reprendre »

Imaginons que vous ayez lancé un produit cryptographique, accompagné d’un token, et que vous continuiez à y travailler. Pendant des années, une question vous a alors constamment hanté : à quel moment votre travail de développement fera-t-il de votre token un titre au sens juridique du terme ?

Cette distinction a son importance. En effet, si un token relève du droit des valeurs mobilières, des règles strictes s’appliquent soudainement. Quiconque les enfreint s’expose à de sérieux ennuis.

Pour répondre à cette question, on se réfère souvent au test de Howey. L’une des questions posées dans ce cadre est de savoir si les acheteurs d’un token s’attendent à réaliser un profit grâce aux efforts d’autrui. Mais il n’y a pas de réponse simple par « oui » ou par « non », ce qui entraîne un doute permanent chez les développeurs américains.

La semaine dernière, l’autorité américaine de surveillance des marchés financiers, la SEC, a levé une partie de cette incertitude. L’autorité de régulation a publié ses réponses aux questions fréquemment posées par les développeurs. Bien qu’il ne soit toujours pas possible d’en tirer des droits directs, cela constitue néanmoins une indication claire de la façon dont Washington perçoit les cryptomonnaies.

Dès qu’un réseau cryptographique est opérationnel, il peut tout simplement continuer à être développé. Les développeurs peuvent sécuriser, entretenir, améliorer et étendre le réseau. Ils peuvent financer de nouveaux projets et tenter d’attirer davantage d’utilisateurs et d’activité vers le réseau. Selon la SEC, il ne s’agit pas là de « tâches de gestion essentielles » auxquelles les détenteurs de tokens pourraient attribuer leur rendement attendu.

Il est également permis de parler du produit. Un développeur peut, par exemple, promouvoir des applications existantes et évoquer, en termes généraux, des possibilités futures. À condition que cela ne se traduise pas par une promesse concrète selon laquelle l’équipe va développer quelque chose dans le but premier d’enrichir les détenteurs de tokens.

Même le rachat de tokens n’est pas automatiquement rédhibitoire, précise l’autorité de régulation. Dans le contexte d’un réseau opérationnel, un tel buyback peut exister sans pour autant créer d’emblée un contrat d’investissement entre les développeurs et les investisseurs. Le réseau doit toutefois être suffisamment décentralisé.

Pour le secteur américain des cryptomonnaies, cette clarification est plus que bienvenue. Auparavant, la commission avait déjà prévu des exceptions pour les projets en phase de démarrage, afin que ceux-ci ne soient plus freinés par des règles trop contraignantes. Maintenant qu’une position a également été adoptée concernant les projets arrivés à maturité, la commission résume ainsi l’ensemble du cycle de vie d’un projet : on peut à nouveau se lancer.

Autres actualités

  1. Le réseau de couche 2 Blast cesse ses activités, les retraits sont possibles jusqu’au 26 octobre. Le projet visait à attirer des applications décentralisées en distribuant automatiquement des rendements sur l’ETH et les stablecoins. En juin 2024, l’actif total générant ainsi des rendements s’élevait encore à 2,2 milliards de dollars. Il n’en reste plus que 65 millions. « Nous ne voyons pas de voie crédible vers la rentabilité pour nous », a écrit l’équipe. Jusqu’à fin octobre, Blast facilitera encore le transfert des avoirs vers d’autres réseaux. Passé ce délai, les utilisateurs devront établir eux-mêmes des transactions via des contrats intelligents.

  2. Bruxelles souhaite renforcer la surveillance des accès à la DeFi. L’AEMF propose d’étendre le champ d’application du règlement MiCA à des règles applicables aux entreprises du secteur des cryptomonnaies qui facilitent les transactions vers des protocoles décentralisés. Elles devront assumer la responsabilité d’évaluer ces protocoles, d’expliquer les risques à leurs clients et d’identifier les conflits d’intérêts. L’autorité de surveillance souhaite également instaurer des règles supplémentaires pour le staking et le lending. Les logiciels entièrement décentralisés et la garde autonome ne sont pas concernés. La ligne directrice : l’accès commercial à la DeFi doit faire l’objet d’une surveillance plus stricte.

  3. Polymarket saisit la justice pour contester l’interdiction néerlandaise. En février, l’Autorité néerlandaise des jeux de hasard (Ksa) a ordonné à l’entreprise de cesser ses activités. L’autorité de contrôle a estimé que Polymarket était un site de jeux d’argent ne disposant pas de l’agrément requis. L’entreprise n’est pas d’accord. Elle estime qu’elle propose des produits financiers et qu’elle devrait donc être placée sous la surveillance de l’AFM. Aux États-Unis, Polymarket a engagé des procédures judiciaires similaires dans plusieurs États.

  4. Les fonds américains investis dans le bitcoin affichent des résultats positifs depuis déjà trois semaines. La semaine dernière, 241 millions de dollars ont afflué vers ces fonds. La majeure partie de ces capitaux a été enregistrée vendredi, BlackRock (IBIT) en étant le principal bénéficiaire. Au cours des trois dernières semaines, les investisseurs ont injecté 2,6 milliards de dollars dans le bitcoin via les ETF. Au cours de la même période, l’ether a affiché des résultats moins bons, avec deux semaines de pertes. Les fonds Solana affichent la série la plus impressionnante, avec 14 semaines de croissance consécutives, même s’il s’agit là de montants bien plus modestes.

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