Le bull market face à la géopolitique

Bitvavo
Bitvavo28 sept. 2026

Les contours d’un nouveau marché haussier se dessinent de plus en plus clairement. Le bitcoin continue de gagner du terrain, même si les conditions extérieures ne sont certainement pas favorables. Le marché tiendra-t-il bon si les vents contraires se renforcent encore ? Dans un rapport récent, BlackRock explore l’un des thèmes susceptibles d’être mis en avant dans un marché haussier : la synergie entre les cryptomonnaies et l’IA. Nous y reviendrons plus en détail dans cette édition de Market News.

Dernières infos sur le marché

La semaine dernière, le bitcoin a clôturé la semaine au-dessus de sa moyenne mobile dominante sur 50 semaines pour la première fois depuis novembre. Cette semaine, nous y ajoutons un nouveau jalon : avec 74 200 €, le cours de clôture hebdomadaire s’est situé bien au-dessus du sommet du 6 mai, qui était de 70 200 €. Pour de nombreux investisseurs, c’est le signe que nous sommes passés à un autre régime. Ils considèrent désormais ce marché comme un marché haussier naissant.

Un marché haussier cyclique correspond à une période marquée par une tendance haussière sur le graphique hebdomadaire. On le reconnaît à une succession de sommets de plus en plus élevés (HH) et de creux de plus en plus élevés (HL), ainsi qu’à un cours qui se situe au-dessus de la moyenne dominante.

Au cours des deux dernières semaines, nous avons pu cocher deux des trois cases. Après une série de sommets (LH) et de creux (LL) de plus en plus bas, nous observons pour la première fois un sommet plus élevé. Et le cours a clôturé au-dessus de la moyenne. La dernière étape consiste à atteindre un creux plus élevé, supérieur aux 50 500 € du 1er juillet.

Dans cette phase de transition entre un marché baissier et un marché haussier, le sentiment reste fragile. L’optimisme et l’incrédulité se succèdent. Une poursuite de la hausse serait de bon augure pour la confiance des investisseurs. Le principal frein est actuellement la situation au Moyen-Orient, qui entraîne une hausse des prix du pétrole, de l’inflation et des taux d’intérêt.

On en parle

BlackRock : l’IA et les cryptomonnaies peuvent se renforcer mutuellement

Imaginez un instant. Vous demandez à votre assistant IA d’organiser un long week-end à Paris. Vous souhaitez prendre l’avion, séjourner dans un endroit pratique en ville et découvrir un maximum de la ville en peu de temps.

Pour vous, en tant que client, c’est un objectif simple. Mais en coulisses, votre assistant doit effectuer des dizaines d’opérations : rechercher des vols, comparer les tarifs hôteliers, dénicher les bons titres de transport, dresser la liste des sites touristiques à visiter, puis enfin effectuer les réservations et acheter les billets.

La question est : comment cela fonctionne-t-il ?

BlackRock estime que l’IA et les cryptomonnaies peuvent se renforcer mutuellement dans ce domaine. Dans un rapport récent, le géant de la gestion d’actifs décrit une économie dans laquelle des agents IA achètent des services de manière autonome. Pour une chambre d’hôtel ou un billet d’avion, ils peuvent tout à fait utiliser les moyens de paiement existants.

Mais pour des paiements de quelques centimes, cela devient fastidieux. Il se peut que votre agent doive payer une fraction de centime pour pouvoir effectuer une recherche dans une base de données d’hôtels. Ou consulter un modèle spécialisé pour établir les itinéraires entre les sites touristiques. BlackRock estime que les stablecoins sont parfaitement adaptés à cet usage et les qualifie de « monnaie native des machines ».

Les protocoles de paiement nécessaires à cet effet sont déjà en partie opérationnels. Grâce à x402, un agent peut payer directement pour un service en ligne. Le serveur demande le paiement, l’agent effectue le paiement et obtient ensuite l’accès. Au cours des trente derniers jours, plus de 75 millions de transactions ont été traitées via x402, pour un montant total d’environ 24 millions de dollars.

BlackRock décrit par ailleurs une deuxième évolution : la puissance de calcul elle-même devient négociable, en tant que matière première pour les agents d’IA. Les entreprises qui ont besoin de grandes quantités de capacité GPU s’exposent à un risque de prix. Tout comme une compagnie aérienne peut se couvrir contre la hausse des prix du carburant, une entreprise spécialisée dans l’IA devra bientôt pouvoir fixer un prix pour la puissance de calcul.

C’est ainsi que de nouveaux marchés se développent des deux côtés de la médaille de l’IA. D’un côté, on trouve les agents qui paient eux-mêmes pour ces services. Et de l’autre, la ressource rare sur laquelle reposent tous ces logiciels.

Il n’est pas du tout certain que les stablecoins deviennent la norme pour les paiements automatisés. De même, le marché de la puissance de calcul reste encore modeste. En bref, les idées de BlackRock sur la cryptomonnaie et l’IA suscitent de nombreuses réserves. Mais le fait même que BlackRock relie ces deux univers est en soi significatif. Notamment pour le prochain marché haussier.

Car lorsque le marché reprend de la vigueur, ces récits prennent soudain tout leur sens. Le bitcoin s’est clairement positionné comme de l’or numérique et un rempart contre la dépréciation monétaire. Pour le marché des cryptomonnaies dans son ensemble, la vision de BlackRock sur le commerce agentique pourrait constituer un récit solide.

Autres actualités

  1. Les banques centrales européennes souhaitent assouplir une règle MiCA controversée concernant les stablecoins. Les émetteurs doivent actuellement détenir entre 30 et 60 % de leurs réserves sous forme de dépôts bancaires. Selon le Système européen de banques centrales (SEBC), cela représente justement un risque pour les banques, car les dépôts relativement volatils liés aux stablecoins pourraient se substituer aux avoirs prévisibles des consommateurs. Le SEBC souhaite que les émetteurs de stablecoins puissent détenir leurs garanties sous forme d’obligations à court terme. Il est frappant de constater que Tether avait déjà mis en garde contre ce problème précis.

  2. Les autorités de régulation américaines passent à la vitesse supérieure maintenant que le Clarity Act a échoué. « C’est parti », a déclaré Michael Selig, président de la CFTC, lors de l’émission Squawk on the Street sur CNBC. Il fait ainsi référence à l’utilisation de son autorité statutaire : les pouvoirs qui lui permettent de moderniser lui-même les règles régissant le marché des cryptomonnaies. Dans un premier temps, l’accent est mis sur la structure du marché américain, l’utilisation d’actifs sur la chaîne comme garantie et les dérivés cryptos. Michael Selig qualifie la cryptomonnaie d’« avenir de la finance » et n’a pas l’intention d’attendre que le Congrès intervienne pour encadrer sa croissance.

  3. Des pirates informatiques ont dérobé 387 millions de dollars à la plateforme de cryptomonnaies Bitget. Jeudi, Bitget a annoncé le piratage, au cours duquel plus de 100 millions de XRP et plus de 30 000 ETH ont été volés. Bitget affirme pouvoir indemniser tous ses clients grâce à son propre fonds de sécurité. Il s’agit du plus important des cinq piratages survenus en une semaine. Cosmos, Payy, Duelbits et Magic Eden ont été piratés. Dans ce dernier cas, des hackers éthiques ont réussi à mettre plus de 23 000 NFT hors de portée des pirates.

  4. Ethereum doit devenir un « ordinateur mondial cryptographique ». C’est ainsi que Vitalik Buterin décrit sa vision du réseau qu’il a lancé il y a plus de dix ans. Le réseau ressemble de moins en moins à une blockchain traditionnelle. Grâce à de nouvelles techniques, une partie des opérations de vérification et de calcul nécessaires peut désormais s’effectuer en dehors de la blockchain. Hegota, une mise à jour majeure prévue pour l’année prochaine, met l’accent sur la confidentialité et la sécurité quantique. D’autres mises à jour suivront, qui devraient rendre Ethereum « d’une puissance inimaginable ».

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